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La coordination des syndicats de l’enseignement secondaire maintient son mot d’ordre de boycotte de toutes les évaluations
Sans paiement d’indemnités de logement les militants de la coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) ne sont ni prêts à évaluer, ni à corriger les sujets des examens de fin d’année des élèves, c’est la principale information qu’on retient d’une assemblée générale d’information tenue jeudi 12 juin 2008 dernier au centre islamique de Hamdallaye.
L’amphithéâtre du centre islamique a failli refuser du monde, ils étaient très nombreux les enseignants syndicalistes à répondre à l’appel du bureau de la COSES. Tiémoko Dao le secrétaire général estime que son organisation reste toujours ouverte au dialogue avec le gouvernement.
La COSES, à en croire les propos de son secrétage général, pense que le moyen le plus efficace de résolution des revendications demeure le dialogue.
Tiémoko Dao pointe d’un doigt accusateur les autorités avec à leur tête le président de la république d’avoir adopter une position de rupture avec leur coordination en procédant à des menaces et à des intimidations des responsables syndicaux. Toute chose selon lui sont de nature à aggraver la situation.
Le fait de réclamer est un droit pour chaque malien à moins que les militants de la COSES ne soient pas des maliens. Mieux, tous les textes de ce pays nous autorisent à revendiquer a-t-il ajouté.
L’assemblée de ce jeudi selon Tiémoko Dao n’est nullement une réponse aux propos du président Amadou Toumani Touré qui lors de sa conférence de presse du 8 juin dernier disait que celui qui ne travaille pas ne doit pas accepter prendre son salaire. Cette assemblée de la COSES selon ses responsable se situe dans la ligne directrice de préparation de ses militants. L’information étant le nerf de la guerre, il faut informer les militants pour les débarrasser de l’intoxication dont ils sont chaque fois victime a martelé M. Dao.
Le secrétaire général de la COSES s’est dit par ailleurs très étonné des propos du président Amadou Toumani Touré. «J’ai été très étonné des propos du 1er responsable du pays qui disait lors de la conférence de presse du 8 juin que les enseignants sont en mouvement et ils demandent 50 000f cfa et toute suite. Mais j’ai rit quand j’ai suivi sa réaction. Et mieux, il va loin quand il dit que ce sont que les contractuels qui sont en mouvement. Il faut lui dire que la COSES est une coordination de 4 syndicats parmi lesquels il y a seulement 1 syndicat des professeurs contractuels dont je suis non seulement le secrétaire général et aussi celui de la COSES. Ce qui sont en mouvement et qui enseignent au secondaire sont au jour d’aujourd’hui au nombre de 3 578 » a-t-il signalé.
A propos des compositions des établissements secondaires qui ont eu lieu sans les enseignants militants de la COSES, les « hommes de Tiémoko Dao » apprécient très mal cette initiative des autorités. Ils qualifient d’ailleurs de farce la manière dont s’est déroulée ces compositions.
N’importe qui est venu surveiller les élèves moyennant quelque chose, et c’est très grave pour ce pays, a dit un militant COSES visiblement fâché et déçu de la gestion faite de la crise scolaire par le régime de Amadou Toumani Touré. Et Tiémoko Dao a renchéri en disant que c’est la loi d’orientation sur l’éducation qui a été foulée aux pieds par les autorités elles mêmes. Cette loi est très claire. Ceux qui enseignent ce sont eux seulement qui doivent évaluer les élèves, mais pas d’autres personnes a-t-il poursuivit.
A la question de savoir si l’épouse du président de la république Touré Lobo Traoré a effectivement donné de l’argent aux responsables de la COSES dans le but de liquider leur lutte Tiémoko Dao répond par la négative. « C’est vrai, toujours dans la résolution de la crise scolaire, nous avions été reçu par la 1ère dame. C’était au départ une rencontre informelle prévue entre le président ATT et nous, mais comme l’information n’avait pas passé à temps, certains de nos militants sont venus en retard. Le président, compte tenu de son calendrier n’a pas pu nous recevoir. Lobo nous a finalement reçu, mais elle ne nous pas donné d’argent et mieux il n’y a eu aucune propositions concrètes de sa part pour la satisfaction de nos revendications » a ajouté M. Dao.
Siaka Z. Traoré