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Mardi 29 juillet 2008 2 29 07 2008 15:27

Le levier de la mise en marche de la renaissance africaine préconisée

 

Bamako a abrité les 16 et 17 juillet 2008 un atelier préparatoire du colloque international du 3ème festival mondial des arts nègres que le Sénégal s’apprête à organiser du 1er au 21 décembre 2009.

 

En prélude à ce colloque le coordinateur général du festival Alioune Badara Beye a échangé avec la presse ce lundi au Musée National sur non seulement les enjeux du colloque mais surtout sur le festival.

 

Le festival mondial des arts nègres, faut-il le noter comporte deux dimensions dont l’une festive et l’autre réflexive.

 

En ce qui concerne la dimension réflexive la conférence de presse de lancement du colloque est la toute 1ère activité.

 

Le choix de Bamako pour abriter cette activité se justifie pour plusieurs raisons nous signale Alioune Badara Beye. Entre le Mali et le Sénégal il existe des liens séculaires traditionnels, historiques et religieux.

 

C’est pourquoi dit-il, le Sénégal compte sur le Mali pour donner un coup de fouet à ce festival (qui entend mobiliser environ 1 500 invités) dans le domaine de la réflexion.

L’atelier de Bamako a permis de confirmer les sous thèmes déjà choisis.

 

L’atelier de Bamako revêt une importance capitale car c’est à partir de Bamako que va se définir la ligne ascendante du colloque.

 

La quarantaine de participants toutes des sommités de la science et de la culture ont échangé sur des thèmes comme ‘’panafricanisme et renaissance africaine : défi de la protection et de la valorisation de la diversité des expressions culturelles du monde noir’’, ‘’système de gouvernement et civilisation noire: diversité culturelle et constitution des nouveaux espaces économiques et politiques de la renaissance africaine’’,  ‘’créativité créateurs et industries créatives’’,  ‘’préservation et promotion du patrimoine culturel : enjeux et moyens de la renaissance africaine’’, ‘’identité culturelle cohésion sociale et renaissance africaine’’, ‘’éducation diversité culturelle et renaissance africaine’’, ‘’science et technologie : enjeux et moyens de la renaissance africaine’’, ‘’renaissance africaine et refondation des systèmes éducatifs’’.

 

Au paravant  Alioune Badara Beye a fait une brève historique du festival qui selon lui a été organisée pour la 1ère fois sous feu le président Léopold Sedar Senghor en 1966.

 

Tout est parti a-t-il dit des réflexions des intellectuels africains et plus particulièrement ceux du Sénégal en 1956 sous la houlette d’un intellectuel de grande envergure Alioune Diop président de ‘’Présence Africaine’’ (1ère maison d’édition africaine et de la société africaine de culture).

Ensuite une réunion s’est tenue en 1959 à Paris pour susciter aux intellectuels africains le retour au ‘’bercail’’ car Alioune avait constaté une fuite des cerveaux sinon l’assimilation montante des intellectuels. Et comme parade il a initié un festival mondial.

Une réunion similaire s’est tenue à Rome en 1959 qui verra une forte participation des intellectuels africains de la diaspora.

 

Il a fallu attendre jusqu’en 1977 pour voir le général président Olussegun Obasanjo du Nigeria organiser la 2ème édition. M. Beye a poursuivit que depuis l’arrivée de Me Abdoulaye Wade aux affaires il a décidé de ‘’prendre les choses en main’’ surtout qu’il faisait partie des organisateurs de la 1ère édition.

 

 

Siaka Z. Traoré

Par Siaka Z. TRAORE
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