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Jeudi 21 août 2008 4 21 08 2008 15:55

 Notre pays connaît ces derniers temps dans sa partie nord, un regain de violence qui se caractérise par une rupture unilatérale  de la trêve observée par l’alliance du 23 mai, suite aux accords d’Alger de juillet 2006, avec des affrontements particulièrement violents qui ont causé la vie à de nombreuses personnes (civils et militaires).

 

 Cette situation, porteuse de périls graves pour la nation, a établi avec éloquence, l’échec du Président de la République dans la recherche d’une solution durable à la crise. Cet échec se traduit par des initiatives politiques hasardeuses, basées sur le copinage et l'amicalisme pour résoudre une question politique essentielle, et  une diplomatie tatillonne qui navigue dans la confusion et le clair-obscur... La gestion de cette crise se résume en la seule personne de Amadou Toumani Touré et elle ne tire aucune leçon de notre histoire récente qui démontre que malgré l’avènement de la démocratie au Mali, la société touareg, n’a connu aucune transformation sociale profonde.

 

C’est une société hiérarchisée, dominée par une aristocratie féodale qui s’est alliée à l’autorité traditionnelle depuis la période coloniale et qui impose sa volonté à l’immense majorité de la population. Tous les postes électifs et les structures de l’administration sont littéralement placés sous le contrôle du pouvoir traditionnel, lequel perpétue son règne par l’oppression, la terreur et la confiscation de toute possibilité de changement de cet ordre social arriéré et rétrograde. Le pouvoir reste sans cesse entre leurs mains et l’imposition de ce modèle de reproduction sociale a été fortement encouragée par les régimes (depuis la IIème République jusqu’à nos jours). Ils  n’ont eu d’autres stratégies que de renforcer ce pouvoir traditionnel et créer une alliance avec ces féodalités qui ont leur entrée à Koulouba, bénéficient de toutes les faveurs grâce à la corruption à grande échelle et les carnets de chèques.

 

Le résultat, c’est l’absence réelle de l’Etat, garant de l’unité nationale, de l’équité entre les citoyens, le règne des petits seigneurs qui ont recours permanemment au chantage armé, à la contrebande, pour se faire entendre, alors que l’immense majorité de la population au nom de laquelle ils prennent les armes, vit dans la misère la plus effroyable !         

 

Le Parti SADI:

 Réaffirme solennellement l'indivisibilité du Territoire National et le rejet de la politique du chantage armé menée par la « rébellion » actuelle

-         Demande la tenue d’un débat public sur la situation au nord Mali à  l’Assemblée Nationale, pour mesurer toute l’ampleur et  les différentes dimensions de la situation et y apporter des solutions efficaces et durables.

-         Condamne les attaques de la « rébellion armée » et apporte son soutien à l'armée nationale dans sa mission de défense de l'intégrité du territoire.

-         Exprime son opposition à toute idée d’allègement du dispositif militaire dans la région de Kidal.

-         Appelle l’armée à faire preuve de discernement afin d’éviter la provocation qui  entraînerait des représailles et  des exactions sur les populations civiles.

-          Exprime sa sympathie aux familles et aux populations qui payent au quotidien  un lourd tribut à la rébellion.

-         Met en garde contre toute manœuvre tendant à créer dans notre pays tout esprit ethniciste ou tribaliste.

-         Demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la situation au nord-Mali.                              

 

                                                                         Bamako le 4 juin 2008

 

                                                                                 Pour le Bureau National

 

                                                           

 

                                                                    Le Secrétaire à la Communication

 

 

 

 

                                                                      Nouhoum Keita

 

Par Siaka Z. TRAORE
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Mercredi 6 août 2008 3 06 08 2008 15:22

La mortalité maternelle et néonatale représente une véritable tragédie dans le monde. En effet, selon le rapport sur la santé de l’OMS publié en 2004 environ 529 mille décès maternels sont enregistrés chaque année dans le monde dont 99% dans les pays en voie de développement et 20% en Afrique de l’ouest et du centre.

 

Le risque de mourir des suites de couche est de 1/16 en Afrique contre 1/3600 dans les pays développés. Pour ce qui est du Mali, le taux de mortalité maternelle est passé de 582 pour 100 mille naissances vivantes en 2001 à 464 en 2006 selon EDS (enquête démographique et de santé).

 

Le décès d’une mère compromet non seulement la vie de ses enfants mais aussi le bien être de la famille et de la communauté.

Chaque année 11millions d’enfants de moins de 5 ans perdent la vie dans le monde dont 98% dans les pays en voie de développement. Au Mali le taux de mortalité néonatale est passé de 57 pour mille en 2001 à 46 pour mille en 2006 toujours selon les enquêtes démographiques et de santé.

 

C’est pour attirer l’attention de l’opinion nationale sur toutes ces questions que Family Care International en collaboration avec la Direction Nationale de la Santé et l’Association des Sages du Mali a échangé avec la presse le 31 juillet 2008 au centre Djoliba sur les résultats de la conférence qui s’est tenue à Londres en Grande Bretagne en octobre 2007. Le thème était intitulé « les femmes donnent la vie ».

 

L’échange qui s’est déroulée le 31 juillet dernier, journée panafricaine de la femme, a été donc une bonne occasion pour Mme la représentante de la Direction Nationale de la Santé à la cérémonie de rappeler que le Mali comme d’ autres pays africains a participé à plusieurs rencontres et conférences sur l’initiative de la maternité à moindre risque parmi lesquelles on peut noter la conférence de Niamey et de Nairobi en 1987, celle de Sri Lanka en 1997.

 

A ces initiatives s’ajoutent la vision 2010 adoptée par les épouses des chefs d’Etat de l’Afrique de l’ouest et du centre lors d’un forum à Bamako en 2001.

 

Malgré toutes ces initiatives l’arbre ne doit cependant pas cacher la forêt.

Les stratégies de réduction de la mortalité maternelle et néonatale sont  aujourd’hui connues a -t-elle noté

 

Donner la vie en Afrique est une véritable hécatombe a également ajouté Professeur Amadou Dolo de la Faculté de Médecine de Bamako. Pr Dolo dans son exposé a fait parler les chiffres tout en invitant tout le monde à savoir les agents socio-sanitaires, les politiques et naturellement les médias à jouer sa partition.

 

La réduction de la mortalité maternelle et néonatale est à notre porté a dit Pr Dolo avant de qualifier le phénomène de tragédie inadmissible. Il a établi un lien entre les budgets alloués à la santé et les milliers de bébés qui meurent au cours des quatre1ères semaines de vie dont 10 mille par jour de par le monde . Parlant de ces budgets le Mali alloue à la santé à peine 7% comparativement au Burkina Faso 11%

 

Notons enfin que Family Care International opère au Mali depuis 2003. Elle se force pour donner des informations de qualité aux jeunes et aux femmes à propos de l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive afin de permettre aux femmes de mener des accouchements sans risque et éviter les grossesses non désirées et l’infection à VIH.

 

Engageons-nous pour investir davantage dans la femme car cela en vaut la peine.

 

 

Siaka Z. Traoré

 

 

Par Siaka Z. TRAORE
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 07 2008 12:03

Amnesty International demande à la Chine de remporter la médaille des droits humains

La date du 12 juillet 2008 marquait la veille de l’anniversaire de l’octroi des Jeux Olympiques à la ville de Pékin, une occasion pour l’antenne Amnesty International Mali de se faire ‘’parler’’ encore d’elle à la Tour de l’Afrique.

 

L’événement consistait à former des mots par une chaîne humaine où chacun des défenseurs des droits humains se sentait un élément du maillon pour demander plus de justice à la Chine, plus de dignité pour les Chinois.

 

Le Directeur Exécutif de Amnesty Mali dans son intervention a signalé qu’un événement similaire est organisé dans 25 points du globe terrestre par les membres d’Amnesty International et leurs collègues défenseurs des droits humains. Saloum D. Traoré a souligné que l’événement est particulier. Il consiste à former des mots symboliques dans le but de rappeler aux autorités chinoises leurs engagements d’améliorer les droits humains.

 

« Loin de nous l’idée de demander le boycott, au contraire nous nous réjouissons  que les Jeux Olympiques se tiennent en Chine car nous espérons que la Chine respectera la charte éthique qui prescrit que l’olympisme repose sur le respect des principes éthiques fondamentaux et universels dont la dignité, la liberté et la justice » a ajouté Saloum D. Traoré.

 

Il a aussi rappelé que l’activité de samedi dernier est la 5ème du genre dans leur campagne Jeux Olympiques de Pékin. Déjà, Amnesty a organisé une conférence de presse, un dîner de lancement, un tournoi de basket-ball et un marathon de signature de pétition au cours du festival sur le Niger à Ségou et aussi, un cross country dans les rues de Bamako.

 

Le Directeur Exécutif de Amnesty Mali  regrette de n’avoir pas remarqué en mois d’un mois des JO, de progrès notables de la situation des droits humains en Chine.

Pourtant en toute amitié il dit que son organisation a demandé à la Chine de libérer les personnes emprisonnées depuis les événements de Tianamen de 1989, de mettre fin au contrôle de l’information y compris sur Internet, de suspendre les exécutions (environ 10 000 chinois sont exécutés chaque année), de supprimer la détention administrative, de mettre fin à la pratique de la torture, de permettre la liberté d’association syndicale et de négociation, de supprimer l’article 306 du code pénal qui permet la répression des avocats, enfin de mettre un terme aux expulsions forcés de citoyens de leurs logements et de leurs terres.

 

M. Traoré a par ailleurs rappelé que Amnesty a déjà rencontré la communauté chinoise au Mali et le comité olympique du Mali pour leur signifier sa fierté de voir le Mali participer à côté de la Chine aux J O.  Amnesty International  Mali de la part M. Saloum souhaite que les athlètes Maliens reviennent avec beaucoup de médailles, mais dit aussi qu’il faut que la Chine remporte la médaille des droits humains des JO prévus du 8 au 24 août 2008.

 

Amnesty International, à en croire les propos de son chargé de campagne n’est pas autorisée à fouler le sol de la Chine en plus des organisations qui militent en faveur des droits humains. Kader Krouma a également signalé que leurs campagnes ont un impact visible, car le gouvernement chinois commence à faire l’effort pour soigner son image. Il commence à ouvrir les frontières aux étrangers a-il enfin noter.  

Siaka Z. Traoré 

Par Siaka Z. TRAORE
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 07 2008 11:57

La coordination des syndicats de l’enseignement secondaire maintient son mot d’ordre de boycotte de toutes les évaluations

 

Sans paiement d’indemnités de logement les militants de la coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) ne sont ni prêts à évaluer, ni à corriger les sujets des examens de fin d’année des élèves, c’est la principale information qu’on retient d’une assemblée générale d’information tenue jeudi 12 juin 2008 dernier au centre islamique de Hamdallaye.

 

L’amphithéâtre du centre islamique a failli refuser du monde, ils étaient très nombreux les enseignants syndicalistes à répondre à l’appel du bureau de la COSES. Tiémoko Dao le secrétaire général estime que son organisation reste toujours ouverte au dialogue avec le gouvernement.

 

La COSES, à en croire les propos de son secrétage général, pense que le moyen le plus efficace de résolution des revendications demeure le dialogue.

Tiémoko Dao pointe d’un doigt accusateur les autorités avec à leur tête le président de la république d’avoir adopter une position de rupture avec leur coordination en procédant à des menaces et à des intimidations des responsables syndicaux. Toute chose selon lui sont de nature à aggraver la situation.

 

Le fait de réclamer est un droit pour chaque malien à moins que les militants de la COSES ne soient pas des maliens. Mieux, tous les textes de ce pays nous autorisent à revendiquer a-t-il ajouté. 

 

L’assemblée de ce jeudi selon Tiémoko Dao n’est nullement une réponse aux propos du président Amadou Toumani Touré qui lors de sa conférence de presse du 8 juin dernier disait que celui qui ne travaille pas ne doit pas accepter prendre son salaire. Cette assemblée de la COSES selon ses responsable se situe dans la ligne directrice de préparation de ses militants. L’information étant le nerf de la guerre, il faut informer les militants pour les débarrasser de l’intoxication dont ils sont chaque fois victime a martelé M. Dao.

 

Le secrétaire général de la COSES s’est dit par ailleurs très étonné des propos du président Amadou Toumani Touré. «J’ai été très étonné des propos du 1er responsable du pays qui disait lors de la conférence de presse  du 8 juin que les enseignants sont en mouvement et ils demandent 50 000f cfa et toute suite. Mais j’ai rit quand j’ai suivi sa réaction. Et mieux, il va loin quand il dit que ce sont que les contractuels qui sont en mouvement. Il faut lui dire que la COSES est une coordination de 4 syndicats parmi lesquels il y a seulement 1 syndicat des professeurs contractuels dont je suis non seulement le secrétaire général et aussi celui de la COSES. Ce qui sont en mouvement et qui enseignent au secondaire sont au jour d’aujourd’hui au nombre de 3 578 » a-t-il signalé.

 

A propos des compositions des établissements secondaires qui ont eu lieu sans les enseignants militants de la COSES, les « hommes de Tiémoko Dao » apprécient très mal cette initiative des autorités. Ils qualifient d’ailleurs de farce la manière dont s’est déroulée ces compositions.

 

 

 

 

N’importe qui est venu surveiller les élèves moyennant quelque chose, et c’est très grave pour ce pays, a dit un militant COSES visiblement fâché et déçu de la gestion faite de la crise scolaire par le régime de Amadou Toumani Touré. Et Tiémoko Dao a renchéri en disant que c’est la loi d’orientation sur l’éducation qui a été foulée aux pieds par les autorités elles mêmes. Cette loi est très claire. Ceux qui enseignent ce sont eux seulement qui doivent évaluer les élèves, mais pas d’autres personnes a-t-il poursuivit. 

 

A la question de savoir si l’épouse du président de la république Touré Lobo Traoré a effectivement donné de l’argent aux responsables de la COSES dans le but de liquider leur lutte Tiémoko Dao répond par la négative. « C’est vrai, toujours dans la résolution de la crise scolaire, nous avions été reçu par la 1ère dame. C’était au départ une rencontre informelle prévue entre le président ATT et nous, mais comme l’information n’avait pas passé à temps, certains de nos militants sont venus en retard. Le président, compte tenu de son calendrier n’a pas pu nous recevoir. Lobo nous a finalement reçu, mais elle ne nous pas donné d’argent et mieux il n’y a eu aucune propositions concrètes de sa part pour la satisfaction de nos revendications » a ajouté M. Dao.

 

 

Siaka Z. Traoré

 

 

 

 

 

 

Par Siaka Z. TRAORE
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 07 2008 11:55

La rébellion touareg au nord du Mali, annoncée depuis le lendemain de l’indépendance du pays, 1963, a connu des moments d’accalmie et de rebondissement avec les différents régimes qui se sont succédés au pouvoir jusqu’à nos jours. Toutes les solutions expérimentées se sont jusque là révélées inefficaces. Alors, il convient d’analyser cette situation permanente de ni guerre, ni paix au nord du Mali. Doit-on parler d’irrédentisme touareg  qu’un haut responsable de l’exécutif malien (le Premier Ministre Ousmane Issoufi Maïga lors d’une de ses déclarations sur les accords d’Alger) refuse déjà de croire à de simples querelles de vices ou d’une responsabilité de l’Etat qui manque de stratégie pour une solution durable ?

Quelques causeries anonymes avec des autochtones (touareg et sonraï) et des représentants de l’Etat à Tombouctou, Ménaka et Kidal ont permis l’analyse suivante :

 

1- De l’organisation de la société touareg :

 

La société est très hiérarchisée. Les campements sont regroupés en fractions et les fractions en tribus. La tribu qui commande est dirigée par une couche aristocratique, une autorité traditionnelle à la quelle doit faire allégeances d’autres tribus et fractions.

L’avènement de la démocratie n’a visiblement rien changé à cette organisation. La liberté démocratique que doit avoir tout citoyen de briguer les postes électifs et de voter le candidat de son choix sans influence autoritaire quelconque est encore une illusion dans certains cercles des régions de Gao et Kidal (exemple : Ménaka, Kidal, Tinessako, Abéibara).

Les postes électifs et les structures de l’administration sont souvent le privilège des tenants du pouvoir traditionnel. Les députés des cercles de Kidal et Tinessako, le maire de Kidal sont des enfants du chef traditionnel Intalla Ag Atayer. Le président de l’Assemblée Régionale de Kidal est également un de ses neveux. De même, les députés et le maire de Ménaka sont des descendants directs (petits enfants) du chef historique de la résistance touareg (Firoun) à l’occupation coloniale.

Dans certains cas on n’ose même pas faire une candidature rivale à celle d’un membre de la chefferie traditionnelle. Ainsi, l’on comprend pourquoi le parti ADEMA a eu un député aux élections législatives de 2007 à Tinessako avant le vote.

Jouissant de ce concert de privilèges aristocratiques, le pouvoir traditionnel fait des asservis qui n’ont pour seule façon de s’affirmer que par la voie des urnes.

C’est pourquoi avant le 23 mai 2006 (jour de l’attaque) pendant que la chefferie traditionnelle rassurait le pouvoir, des neveux de Intalla (Iad Ag Ali, Hassan Fagaga) étaient dans la logique insurrectionnelle.

 

2- L’Etat en cause :

 

Si la solution militaire utilisée par le régime socialiste et le régime militaire a eu ses limites, la diplomatie de Alpha Oumar Konaré (pacte national, flamme de la paix) et celle de Amadou Toumani Touré (accordS d’Alger) ont toujours été un échec cuisant. L’Etat affiche de nos jours un laxisme patent face à la rébellion qui se résume à l’adoption des stratégies suivantes :

 

. La stratégie de contrôle en partenariat avec le pouvoir traditionnel

Pour pouvoir mieux contrôler la situation au nord du Mali, la stratégie à viser depuis le régime de Alpha Oumar Konaré a renforcé le pouvoir traditionnel qui a ses entrées à Koulouba et qui a toutes les faveurs pour rester maître au mépris de l’équité et de la démocratie. A Kidal, tout passe par la chefferie ce qui semble faire des oubliés qui se sentent victimes d’un complot Etat-chefferie traditionnelle. « Nous sommes asservis ici par des conservateurs avec la complicité de l’Etat », a-t-on entendu d’un touareg autochtone de Kidal.

Nombreux sont ceux qui souffrent de cet asservissement et qui constituent une ‘’bombe à retardement’’. 

 

. La stratégie de ‘’faire taire’’

Elle consiste pour l’Etat à faire intégrer des ex-rebelles dans l’armée régulière et dans d’autres structures de l’administration en leur accordant des avantages indus.

Attribuer des marchés publics à des opérateurs locaux sans tenir compte de leurs compétences.

La stratégie de ‘’faire taire’’ a montré ses limites car elle n’a fait qu’encourager l’insurrection qui devient un fonds de commerce, la seule voie permettant de se rendre important, incontournable, bref s’enrichir vite. Un autochtone de Kidal affirme : «  le laxisme de l’Eta fait que des gens ont compris ici, qu’il suffit de tirer deux coups de feu en l’air pour avoir sa part »

 

 

 

 

 

. L’impunité et le laisser passer

A Kidal, ceux qui payent les taxes et qui se soumettent aux décisions de l’administration locale sont sans doute les couches allochtones, à en croire certains de nos interlocuteurs. Quant aux touaregs, a-t-on laissé entendre, ils font la contrebande aux représentants locaux de l’Etat en toute impunité.

« Il suffit même de mettre en garde à vue un touareg en faute à Kidal, pour qu’on te demande vite de le libérer. Aussi, tu peux faire une semaine à Kidal sans voir un seul véhicule avec immatriculation ‘’M8’’, tout est algérien. Si tu le prends, un chef hiérarchique t’appelle pour te dire de le laisser et tu peux même avoir des problèmes. »

En sommes, ceux qui chantent le sous développement de Kidal et qui en font un prétexte d’insurrection sont loin d’être pauvres. Ils détiennent les plus belles maisons, les meilleures véhicules et disposent du plus grand cheptel.

C’est ce laxisme de l’Etat qui les rend riches au détriment de la masse laborieuse. « Pour se rendre compte de la faiblesse de l’Etat malien, il faut se rendre à Kidal. Si les gens du sud se rendent compte de ce qui se passe à Kidal, il y aura une rébellion au sud », fait croire un jeune de Bamako présent à Kidal, il y a seulement deux mois.

 

Conclusion :

 

Au total, on peut dire que la rébellion touareg au nord du Mali doit sa persistance à différents facteurs. Elle a toujours été entretenue par l’Etat. Aujourd’hui, elle profite à un groupe qui s’embourgeoise sur les fonds destinés aux besoins de la cause. « La rébellion au nord ne peut finir, elle part de Bamako et certains ont intérêt que ça continue » a-t-on recueilli auprès du directeur régional d’un service technique de l’Etat présent à Kidal depuis cinq ans.

L’on comprend ces propos si l’on se réfère à la commission de suivi des accords d’Alger qu’engendre de nos jours une bourgeoisie militaro-bureaucratique. Au lieu de résoudre efficacement la crise qui est toujours rebondissante, l’Etat entretient le parasitisme et le gaspillage des fonds devant servir à amorcer le développement.             

 

       

   

        

Par Siaka Z. TRAORE
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 07 2008 15:27

Le levier de la mise en marche de la renaissance africaine préconisée

 

Bamako a abrité les 16 et 17 juillet 2008 un atelier préparatoire du colloque international du 3ème festival mondial des arts nègres que le Sénégal s’apprête à organiser du 1er au 21 décembre 2009.

 

En prélude à ce colloque le coordinateur général du festival Alioune Badara Beye a échangé avec la presse ce lundi au Musée National sur non seulement les enjeux du colloque mais surtout sur le festival.

 

Le festival mondial des arts nègres, faut-il le noter comporte deux dimensions dont l’une festive et l’autre réflexive.

 

En ce qui concerne la dimension réflexive la conférence de presse de lancement du colloque est la toute 1ère activité.

 

Le choix de Bamako pour abriter cette activité se justifie pour plusieurs raisons nous signale Alioune Badara Beye. Entre le Mali et le Sénégal il existe des liens séculaires traditionnels, historiques et religieux.

 

C’est pourquoi dit-il, le Sénégal compte sur le Mali pour donner un coup de fouet à ce festival (qui entend mobiliser environ 1 500 invités) dans le domaine de la réflexion.

L’atelier de Bamako a permis de confirmer les sous thèmes déjà choisis.

 

L’atelier de Bamako revêt une importance capitale car c’est à partir de Bamako que va se définir la ligne ascendante du colloque.

 

La quarantaine de participants toutes des sommités de la science et de la culture ont échangé sur des thèmes comme ‘’panafricanisme et renaissance africaine : défi de la protection et de la valorisation de la diversité des expressions culturelles du monde noir’’, ‘’système de gouvernement et civilisation noire: diversité culturelle et constitution des nouveaux espaces économiques et politiques de la renaissance africaine’’,  ‘’créativité créateurs et industries créatives’’,  ‘’préservation et promotion du patrimoine culturel : enjeux et moyens de la renaissance africaine’’, ‘’identité culturelle cohésion sociale et renaissance africaine’’, ‘’éducation diversité culturelle et renaissance africaine’’, ‘’science et technologie : enjeux et moyens de la renaissance africaine’’, ‘’renaissance africaine et refondation des systèmes éducatifs’’.

 

Au paravant  Alioune Badara Beye a fait une brève historique du festival qui selon lui a été organisée pour la 1ère fois sous feu le président Léopold Sedar Senghor en 1966.

 

Tout est parti a-t-il dit des réflexions des intellectuels africains et plus particulièrement ceux du Sénégal en 1956 sous la houlette d’un intellectuel de grande envergure Alioune Diop président de ‘’Présence Africaine’’ (1ère maison d’édition africaine et de la société africaine de culture).

Ensuite une réunion s’est tenue en 1959 à Paris pour susciter aux intellectuels africains le retour au ‘’bercail’’ car Alioune avait constaté une fuite des cerveaux sinon l’assimilation montante des intellectuels. Et comme parade il a initié un festival mondial.

Une réunion similaire s’est tenue à Rome en 1959 qui verra une forte participation des intellectuels africains de la diaspora.

 

Il a fallu attendre jusqu’en 1977 pour voir le général président Olussegun Obasanjo du Nigeria organiser la 2ème édition. M. Beye a poursuivit que depuis l’arrivée de Me Abdoulaye Wade aux affaires il a décidé de ‘’prendre les choses en main’’ surtout qu’il faisait partie des organisateurs de la 1ère édition.

 

 

Siaka Z. Traoré

Par Siaka Z. TRAORE
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 07 2008 15:08

Ibrahim Molobaly Théra du Mali représenté par le K9 tombe

 

C’est le K11 Mandjoula Manga Kanouté de France (diaspora) qui est restée dans la case au détriment de Ibrahim Molobaly Théra du Mali. C’était à l’issue de la soirée de vendredi dernier au palais de la culture Amadou Hampaté Bah.

 

Pour rappel ce sont ces 2 artistes parmi les 14 en compétition qui avaient eu moins de points lors du second prime time qui s’est déroulée le vendredi 18 juillet.

 

Au sortir de la soirée du vendredi 25 juillet , la course est donc engagée entre le sénégalais Abdoul Latif N’Diaye représenté par le K4 et la malienne Assanatou Kéïta qui porte le numéro K5. Nominés, chacun  de ces deux artistes devrait convaincre sur le podium vendredi prochain ses fans et le jury.

 

La salle Bazoumana Sissoko du palais de la culture Amadou Hampaté Bah va certainement commencer à refuser du monde  à partir de vendredi prochain quand on sait que Case Sanga 2 commence à susciter un engouement de la part de la jeunesse (surtout les demoiselles).

 

Déjà lors du 3ème prime time la jeunesse, comparativement au second prime time, avait massivement répondu à l’appel de la chaîne de télévision Africable dans la salle Bazoumana Sissoko là où se déroule tous les vendredis soir le rendez-vous.

 

Qui de Abdoul Latif N’Diaye du Sénégal représenté par le K4 et de Assanatou Kéïta du Mali qui porte le K5 restera dans la case ? La soirée du vendredi 1er août nous édifiera. Que le meilleur gagne.

 

 

Siaka Z. Traoré   

 

 

Par Siaka Z. TRAORE
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Lundi 11 juin 2007 1 11 06 2007 19:41
Nous, représentants des différentes composantes de la société civile et des mouvements sociaux des pays d’Afrique ( Bénin, Burkina, Côte-d’Ivoire, Mali), d’Europe ( Belgique, France, Royaume-Uni, Italie), d’Amérique ( Canada) réunis à Sikasso du 04 au 07 juin 2007 à la 6ème édition du Forum des Peuples, avons procédé à de larges débats démocratiques sur les questions fondamentales qui préoccupent l’ensemble des Peuples du monde (Dette, Accords de Partenariat Economique UE-ACP, Souveraineté alimentaire, Pauvreté, Accès à l’eau, Réchauffement climatique...)

A l’issue des débats, le constat général est scandaleux :

Le G8, ce directoire mondial illégitime a démontré à la face du monde son incapacité notoire à tenir ses promesses d’aide aux pays les plus pauvres et à résoudre cette crise structurelle de l’endettement dont il est le principal responsable.

En 2005 son engagement en faveur des pays pauvres avait permis l’annulation d’un montant dérisoire de 39 milliards de dollars Us de dette pour les Pays d’Afrique et d’Amérique Latine. Aujourd’hui les dettes que ces mêmes pays doivent rembourser s’élèvent pour l’Afrique à 215 Milliards de dollars Us et pour l’Amérique Latine à 723,6 milliards de dollars Us . Selon Oxfam Grande-Bretagne, les pays les plus pauvres du monde doivent continuer à payer 100 millions de dollars Us chaque jour !

C’est dans ce contexte que s’est ouvert à Heiligendamm (Allemagne) le sommet du G8. L’agenda officiel porte sur la stabilité du marché mondial, le développement de l’Afrique, la lutte contre le réchauffement climatique et l’approvisionnement énergétique.

Malheureusement, les réponses apportées à ces questions par les dirigeants des pays riches ressemblent à un aveu d’échec, d’hypocrisie et d’irresponsabilité.

Les mesures prises ces dernières années n’ont été que des opérations d’effet d’annonce doublé de mépris profond pour les souffrances de nos peuples.

De l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés de Cologne (Allemagne) en 1999, aux engagements multilatéraux de Gleneagle (Royaume Uni) en 2005, la situation n’a pas évolué. Pour preuve : en 2005 les transferts nets de capitaux du Sud vers le Nord étaient de 354 milliards de dollars Us et parallèlement, l’aide au développement des pays du G8 est en baisse depuis 2006, pendant que le montant de la dette culmine à un niveau hallucinant de 2 800 milliards de dollars Us !


Sous le couvert de la lutte contre le réchauffement climatique, les puissances du G8 étalent leur nature prédatrice, inhumaine, irresponsable et hégémonique, se livrant à une compétition effrénée pour le contrôle des matières premières et des ressources en hydrocarbure à l’exemple de la guerre en Irak, du chantage au gaz de la Russie.. .

Le Forum des Peuples réaffirme l’illégitimité du G8 et condamne fermement la répression des militants altermondialistes par les forces de l’ordre allemandes.

Au Mali, cette sixième édition du Forum des Peuples intervient dans un contexte de crise généralisée marquée par le recul du service public avec la liquidation complète des derniers secteurs stratégiques (CMDT, HUICOMA et le chemin de fer).

Les conséquences de ces privatisations se font durement sentir à travers les licenciements massifs des travailleurs, l’exacerbation de la pauvreté et de la misère.

A cela il faut ajouter l’absence d’un contrôle démocratique et transparent sur les ressources stratégiques du Mali notamment l’or, l’introduction forcée des OGM dans l’agriculture, l’application programmée des Accords de Partenariat Economique entre l’Union Européenne et les Pays ACP, l’introduction de nouveaux accords sur l’immigration.

Ces nouveaux accords sur l’immigration transforment le Mali comme ceux des autres pays voisins et du pourtour méditerranéen en simple gendarme chargé d’appliquer avec zèle des mesures d’expulsion arbitraires et illégales des pays de l’Union Européenne en violation flagrante de toutes les conventions internationales relatives aux droits humains et à la libre circulation des personnes et des biens.

Les participants au Forum des Peuples exigent une fois de plus :
L’annulation totale et inconditionnelle de la dette extérieure des Pays du Tiers-monde qui s’élève selon le rapport 2007 de la Banque Mondiale à 2800 milliards de dollar.

La suppression du Fond Monétaire international et de la Banque Mondiale instruments de promotion et de renforcement de l’idéologie néolibérale et leur remplacement par la Banque du Sud qui regroupera tous les pays en voie de développement et les pays émergents afin de poser les bases d’un développement durable fondé sur des relations économiques complémentaires et justes entre les Etats.

La transparence et le contrôle des flux financiers par des taxes globales et la restitution des fonds détournés par les multinationales occidentales et les régimes corrompus.

La suppression des subventions agricoles aux exportations vers les pays du sud et la reconnaissance du droit de ces pays à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire.

La suppression des visas de court séjour, de toutes les entraves posées à la sortie d’un territoire, et la justification détaillée et contrôlée de refus de visas d’établissement avec une stricte symétrie des conditions africaines et européennes de délivrance de ce type de visas.

La fermeture de tous les lieux d’enfermement et autres dispositifs de blocage des personnes aux frontières.

L’abolition de toutes les mesures faisant obstacle au regroupement familial

La régularisation totale et inconditionnelle de tous les sans-papiers en France et dans les autres pays de l’espace Schengen.

Les participants au Forum des peuples recommandent :
La création d’une banque agricole autogérée par les paysans
 
La diversification du matériel agricole selon les zones agro écologiques
Une réforme des titres de propriété foncière.
 
L’encouragement de l’utilisation de l’engrais organique abandonné au profit des engrais chimiques.

 L’encouragement de la consommation des produits locaux.
 La protection de nos produits agricoles contre la concurrence internationale.
 Le rejet systématique des APE et des OGM.
 L’ouverture d’un débât national sur la loi d’orientation agricole en dehors des structures institutionnelles avec l’implication du Conseil supérieur de l’agriculture.

Fait à Sikasso le 07 juin 2007

Les Participants du Forum
Par Siaka Z. TRAORE
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 05 2007 10:02

Nous orpailleurs de Dabalé, préfecture de Kangaba, venons par le présent rapport informer les autorités maliennes des difficultés que nous avons depuis l’arrivée de la société Page Management dans nos villages.

 

Page Management est arrivée un vendredi, quelques jours après la dite société a fait venir un bulldozer et sans nous prévenir elle a commencé à tracer des routes sur nos puits alors qu’il y avait des orpailleurs qui travaillaient à des dizaines de mètres sous le sol.

 

La société a travaillé ainsi pendant trois jours nous obligeant à arrêter les travaux de nos puits ce qui a causé la perte de plus de 510 grammes à des orpailleurs.

 

Ensuite, la société a commencé à ramasser et à entasser nos terres que nous avons exploitées dans leur cour pour en extraire l’or. Argument avancé, «tout ce qui se trouve sur ces terres, au dessus comme en dessous nous appartiennent parce que nous l’avons  payé toutes les terres de Dabalé. Vous, villageois, vous n’avez plus droit à rien dans ce lieu là» affirme les agents de la société.

 

Elle  nous a même  menacé qu’elle pourra nous faire quitter sur ces terres si elle veut.

 

Nous, orpailleurs avons été cinq fois à la mairie et à la gendarmerie, deux fois chez le commandant de cercle une fois chez le juge.

 

L’entreprise avait au paravent embauché quinze villageois pendant onze mois sans contrat de travail. Ces villageois travaillaient de 6h du matin à 18h le soir avec un salaire de 30.000 f cfa

 

Quand les employés se sont plaints de l’aspect dérisoire de leur salaire, de leur condition de travail tout en exigeant leur inscription à Institut  National de Prévoyance Sociale, Page Management les a licencié sans une autre forme de procès.

 

Depuis lors, elle n’a cessé de  nous  provoquer, en nous repentant à chaque reprise qu’elle a achetée nos terres.

 

Un jour, le président de notre association  a constaté que l’entreprise en train de ramasser des terres de nos puits encore en exploitation.  En  leur  demandant de cesser, les responsables de la société séance tenante sont allés immédiatement amener la gendarmerie pour rafler le président et tout ce qui était en train de travailler sur les lieux. 

 

La gendarmerie les  retenus pendant trois jours. Nous avons payé 35.000 f cfa  afin de pouvoir les  libérer. Ensuite, les autorités de Kangaba  nous ont fait savoir que nous n’avons aucun droit encore sur ces lieux à partir de ce jour.  Toutes nos activités ont été interrompues par le juge de Kangaba et cela, il y a plus de trois mois.

 

Pire encore, le 30 janvier la gendarmerie accompagnée de Page Management sont venus  ramasser tous les matériels de travail des femmes (les tapis,les planchettes etc.). Ils les ont brûlé dans la cour de la société.

 

Quand les femmes ont manifesté leur mécontentement, elles ont été battue par le gardien Mamadou Kanté de Page Management. Une femme nommée Nanténin a été battue à sang  blessant du coup son  bébé qu’elle portait sur le dos.

 

L’arrêt des travaux  a causé beaucoup de chômeurs, de pauvres, et une énorme perte chez nos frères qui ont investi dans des puits qu’ils n’ont pas pu exploiter.

 

Pire, le lundi 19 mars 2007, nous avons retrouvé notre frère Naman Diané brûlé vif par X dans un puit ; comme si c’était pour nous dire que vous n’avez encore rien vu.

 

 Actuellement nous n’avons rien pour nourrir nos familles, rien pour nous soigner, rien pour payer nos impôts, taxes.

 

Nous demandons non seulement l’aide du gouvernement du Mali mais surtout nous  interpellons les autorités de prendre cette affaire au sérieux car la terre appartient à nos ancêtres. Mieux l’orpaillage a commencé sur ces terres par nos ancêtres il y a des siècles.

 

 

 

 

 

Dabalé, le 21 Mars 2007

Par Siaka Z. TRAORE
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